Un grand passionné du Japon comme moi ne pouvait manquer de voir ce film, hommage de la France au pays du soleil levant. Euh oui, je vais bien vite.
C'est une production Besson, ça annonce la couleur, verte comme celle de cette fameuse moutarde japonaise qui donne son nom au titre du film. Bien entendu, ce nom est vraiment générique, il n'a rien à voir avec l'histoire. Ainsi, Besson, euh pardon, Gérard Krawczyk aurait très bien pu appeler son film "Kimono", "Geisha" (ah non déjà pris), "Sushi" ou encore "Samurai" (ah non encore, presque déjà pris).
L'histoire justement, celle d'un flic bien brutal à la Vic Mackey ou Jack Bauer selon les choix, joué par un Jean Reno en pilotage automatique. Celui-ci avait jadis une femme japonaise dont la disparition l'a laissé à jamais désespéré. Mais un jour elle refait surface à travers un mystérieux héritage qu'elle lui a laissé au Japon. Venant d'être suspendu pour brutalité, notre flic en profite donc pour prendre l'avion pour le pays du wasabi. Là-bas, il apprend qu'il a une fille, japonaise donc, dont il doit s'occuper jusqu'à sa majorité (une affaire de jours). En plus, cette dernière va toucher une énorme somme d'argent, butin convoité évidemment et par qui ? Des yakusas ! Eh oui, attention, faut qu'il y ait un peu d'action. Enfin, comme les comédies avec des duos improbables, ça marche toujours, Jean Reno est également affublé d'un autre flic de type Gaston Lagaffe grotesque, joué par Michel Muller, lui aussi dans sa tonalité habituelle de bouffon sympathique (quoique pas vraiment en fait d'habitude). Donc, pour résumer, notre flic-Terminator doit protéger sa fille des yakusas afin qu'elle puisse toucher son faramineux héritage et vivre heureuse jusqu'à la fin de ses jours.
Tout cela est simple comme bonjour, ça va vite, ça castagne de partout, c'est rempli de clichés (et encore, on ne se rend même pas compte que l'on est au Japon !) et c'est lourd de chez lourd. Côté casting, rien de bien spécial, Reno et Muller sont très corrects mais font passer le temps, la petite Japonaise (qui n'a pas l'air de bien savoir ce qu'elle raconte dans son texte en français) n'est même pas bien jolie et on se demande ce qu'est rapidement venue faire Carole Bouquet dans cette galère.
Bref, cela a tout du film qui ne sert strictement à rien, qui est expédié en vitesse à grands coups de poing, dans un dépaysement très limité. Merci Luc Besson.
Avec Jean Reno, Michel Muller, Ryoko Hirosue, ...
Année de production : 2001







